Les Calètes sont un peuple qui demeurait dans les actuels pays de Caux, auquel ils donnèrent leur nom, et pays de Bray. Les oppida les plus importants sont les Fossés de Bénouville à Étretat (64 ha), L’Hôpital à Quièvrecourt (63 ha), la Cité de Limes à Bracquemont (52 ha) et le Camp de Canada à Fécamp (20 ha). Leur chef-lieu fut Caracotinum (Harfleur) puis Juliobona (Lillebonne).

Carte des Calètes

Histoire

Les Calètes sont un peuple, en sus de la proximité géographique, a des intérêts communs avec ses voisins armoricains ou belges. Leur origine belge (selon Jules César) ou armoricaine demeure d’ailleurs incertaine.

Le territoire des Calètes qui, arrivés dans la région au IVe siècle av. J.-C. avec d'autre peuples Belges, ont constitué la dernière vague connue de migrants celtes, voisinait avec celui des Véliocasses, des Ambiens et des Bellovaques dont ils étaient clients. Lorsque ces derniers mirent sur pied, en 57 av. J.-C., une coalition belge destinée à tenter de contrer la conquête par Jules César de la Gaule belgique, les Calètes leur fournirent un contingent de 10 000 hommes. En -52, ils envoyèrent à Vercingétorix un contingent de 20 000 hommes à l'armée de secours destinée à tenter de secourir Alésia assiégée par les Romains. L’année suivante, ils se joignent à la révolte des peuples belges menée par Correos, chef de la coalition des peuples bellovaque et véliocasse.

Au Ve siècle, lorsque l’autorité de Rome commença à décliner, les Calètes se joignirent, avec les Namnètes, Vénètes, Coriosolites, Redones, Abrincates, Unelles, Lexoviens, Ésuviens, Viducasses, Andecaves, Aulerques (Diablintes, Cénomans et Éburovices), Véliocasses et Parisii, aux Vénètes au sein d’une vaste confédération armoricaine destinée à se défaire de l’occupant.

Sources

Le récit de la campagne militaire de Jules César (De Bello Gallico : « Commentaires sur la Guerre des Gaules », livre II, 4, 9 ; livre VII, 75, 3-4, livre VIII, 7, 4) donne des détails sur les Calètes. Les auteurs antiques à avoir parlé des Calètes sont Strabon dans sa Géographie (livre IV, 1) ; Pline l'Ancien dans son Histoire naturelle (livre IV, 107) et Ptolémée dans sa Géographie (livre II, 8).

Quelques exemples de monnaies des Calètes :

Hémistatère en or

Hémistatère en or, IIe - Ier siècles avant J.-C. Tête d’Apollon à droite, une rouelle [à huit rayons] sur la joue, chevelure flamboyante.Cheval bondissant à gauche, l'aurige sur la croupe tient une lance à l'extrémité flammée ; une rouelle à dix rayons et à double cerclage.

Quart de statère en or

Quart de statère en or, 80-50 av. JC. Cheval aux extrémités bouletées bondissant à gauche ; derrière, les restes de l'aurige avec le timon posé verticalement ; sous le cheval, une lyre couchée à gauche.

Quart de statère en or

Quart de statère aux lignes entremêlées en or - 80-50 av. JC. Cheval aux extrémités bouletées bondissant à gauche ; derrière, les restes de l'aurige avec le timon posé verticalement ; sous le cheval, une lyre couchée à gauche.